La kinésiologie envisage l’être humain dans sa globalité physique et psychique et a pour objectif de permettre à chacun d’atteindre « un état d’équilibre et bien-être physique, mental, émotionnel et social ».  Elle permet un travail sur la dimension structurelle (les muscles, les tendons, les ligaments, les os et les articulations), chimique (les processus biochimiques liés notamment aux différents organes) et mentale (les pensées, les émotions, les systèmes de croyances par rapport à soi et aux autres, etc.).

La kinésiologie considère toute perturbation dans l’environnement d’une personne comme un stress qui engendre une réaction du corps physique (perception) et psychique (émotion). Les perceptions de peur, de douleur, ou de peur de la douleur peuvent produire des émotions négatives si intenses qu’elles fusionnent avec la perception de l’événement vécu en un tout inséparable sur le plan neurologique, et s’impriment dans la mémoire cellulaire. En situation similaire l’organisme réactive ces mémoires de manière automatique afin de se protéger. C’est un mécanisme de survie qui a fait ses preuves dans le passé, mais qui proscrit tout nouveau choix dans le présent. L’homme moderne, plongé dans des situations de stress en quasi permanence, répète ainsi à l’infini les mécanismes de survie qu’il a mis en place inconsciemment plus tôt. Il s’enferme dans des automatismes comportementaux dont la cause profonde est inconsciente mais réelle et l’empêche de concevoir de nouveaux choix dans le présent.

En interrogeant le corps et ses mémoires, il est possible de dé-fuser l’émotion liée à la perception d’un évènement afin de déprogrammer les schémas de défense que nous avons mis en place automatiquement et qui nous limitent dans le présent. Libérés des blocages du passé, nous retrouvons la liberté de faire de vrais choix et ainsi d’influencer de manière consciente et responsable notre futur.

 

*Ecole Corps Mémoire, 15 rue Versigny, 75018 Paris